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Le sommeil 

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Nombreux sont les parents qui nous consultent sur le sommeil de leur enfant. Il peut paraître étonnant pour certains que le sommeil des enfants puisse être une source de stress pour les parents. Pourtant, acquérir de bonnes habitudes de sommeil n’est pas toujours aussi simple qu’on pourrait le penser.

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Le sommeil est essentiel pour la santé de l’enfant et pour son développement. Pendant le sommeil, le cerveau travaille. Il met en mémoire les apprentissages de la journée, contribue au renforcement du système immunitaire et libère les hormones qui l’aident à grandir. Les cycles du sommeil évoluent alors que le bébé vieillit. Et chaque état du sommeil pendant un cycle a sa fonction.

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Vous pouvez mettre en place des conditions qui encouragent de bonnes habitudes de sommeil. Par exemple, installez votre bébé pour la nuit dans son lit, dans une chambre sombre et pour les siestes, au même endroit, mais dans la pénombre. Ne vous restreignez pas trop pour le bruit non plus. Votre enfant comprendra la différence entre le jour et la nuit plus rapidement. Lorsqu’il est fatigué, mais éveillé, déposez-le dans son lit pour qu’il s’endorme dans des conditions similaires chaque fois. S’il pleure, restez près de lui pour le caresser et l’apaiser quelques instants. Tentez de ne pas associer les boires et le sommeil pour éviter que votre bébé ne prenne une habitude difficile à défaire.

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Les bâillements, le frottement des yeux, l’impatience, l’irritabilité, les pleurs, tous ces signes démontrent que votre petit est prêt à dormir. Vous ne devez pas attendre trop longtemps pour le coucher, idéalement 20 minutes au plus tard, sinon il connaîtra plus de difficulté à s’endormir.

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Les pleurs de votre bébé n’ont pas la même signification que ceux d’un adulte. Il exprime de cette façon sa frustration et ses besoins. Il ne possède simplement pas encore le vocabulaire adéquat pour le dire autrement. Comme la plupart des méthodes proposées vous suggèrent toujours d’aller rassurer votre enfant à intervalles réguliers, ce dernier ne se sent absolument pas abandonné. Il ne manifeste que son désaccord. Vous devez garder en tête que l’endormissement est tout autant un apprentissage que la parole ou la marche. Cela demande des efforts et du temps. Il hurle parfois à s’en faire vomir ? Changez-le, ainsi que sa literie, sans lui donner trop d’attention pour ne pas l’encourager à recommencer. Puis, reprenez l’entraînement que vous avez choisi avec volonté et persévérance. Peu importe l’approche que vous privilégiez, elle doit correspondre à VOS valeurs et non à celle dictée par la pression sociale.

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Il existe deux types de co-dodos : celui où un enfant dort dans la même chambre que ses parents, mais dans un lit distinct et celui où il partage le lit de ses parents. La société canadienne de pédiatrie recommande que le bébé dorme dans la même pièce que ses parents, mais dans son propre lit jusqu’à l’âge de six mois. Lorsque vous décidez que bébé doit dormir dans sa chambre, le changement doit avoir lieu tant pour la sieste que pour la nuit. Votre enfant aura besoin de quelques jours pour s’adapter à son nouvel environnement, et ses pleurs seront une façon pour lui d’exprimer son désaccord. Avec votre réconfort et l’approche que vous privilégiez, votre bébé s’ajustera.

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La technique « 5-10-15 » vise à apprendre à votre enfant à s’endormir seul sans aide extérieure. Mais quelques larmes restent inévitables pour y arriver.

Après votre routine habituelle, vous couchez votre enfant avec sa doudou et vous attendez cinq minutes. Allez le voir brièvement sans le prendre dans vos bras, et parlez-lui d’une voix douce et ferme en lui disant « Fais dodo, mon amour » et en lui frottant le dos. Puis sortez de la chambre. Retournez le voir dix minutes plus tard, avec les mêmes paroles rassurantes et la même voix douce et ferme. Puis à toutes les quinze minutes jusqu’à ce qu’il s’endorme. S’il se réveille au cours de la nuit, recommencez tout le processus du début, jusqu’à ce qu’il s’endorme à nouveau de lui-même. De soir en soir, augmentez le délai de cinq minutes avant de revenir le voir et procédez ainsi durant une semaine. Vous ne traumatiserez pas votre enfant si vous le laissez pleurer un peu. Il comprendra assez rapidement qu’il peut s’endormir seul et que vous êtes toujours là pour lui.

La méthode est efficace, mais elle peut ne pas vous convenir. Vous devez pouvoir tolérer les pleurs de votre enfant et être aussi déterminé que lui.

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Voici trois options supplémentaires intéressantes. La première consiste à diminuer le temps d’attente entre chaque visite comme un « 1-3-5 » ou un « 2-4-6 ».

La deuxième solution consiste à rester dans la chambre de votre enfant sans interagir avec lui. Installez-vous sur une chaise près du lit et soir après soir, vous vous éloignez graduellement vers la porte. Ne lui parlez pas, ne le regardez pas, ne le touchez pas, ne chantez pas. Devenez simplement une présence silencieuse et réconfortante. Lorsque vous sortez de la pièce, rassurez-le : « Je suis là, tu es dans ton lit. » Il peut probablement maintenant s’endormir par lui-même. Vous pouvez également lui dire ce que vous ferez en quittant sa chambre et que vous reviendrez le voir. Respectez votre parole pour développer la confiance de votre enfant afin qu’il réussisse à s’endormir seul sans avoir besoin constamment de gestes affectueux pour y arriver.

La troisième option, la technique de la porte ouverte, concerne les deux ans et plus. Si l’enfant reste dans son lit, la porte de la chambre reste ouverte, sinon elle reste fermée.

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La transition du lit de bébé au grand lit s’effectue autour de deux ans. À cet âge, votre enfant se trouve dans sa phase d’affirmation. Il peut donc décider de s’opposer et de vous défier lorsqu’il découvre qu’il peut sortir par lui-même de son lit. Il doit comprendre, dès la première fois, qu’une fois le rituel du dodo complété, il doit demeurer dans son lit.

Vous devez toujours répéter le même message : « Tu restes dans ton lit. » Et vous le ramenez dans son lit sans autre explication ou démonstration d’affection. S’il se lève à plusieurs reprises, postez-vous à l’entrée de sa chambre et dès qu’il sort le premier orteil… vous reprenez : « Tu restes dans ton lit. » Ayez toujours avec un regard et un ton déterminé jusqu’à l’épuisement de votre enfant. Vous pouvez aussi donner une conséquence si celui-ci ignore totalement votre consigne et se relève sans arrêt, comme poser une petite barrière devant sa porte. N’ayez crainte, votre enfant finira par s’endormir.

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Déjà à un mois, votre bébé a la capacité neurologique pour dormir six heures d’affilée, à trois mois, jusqu’à neuf heures sans interruption et à six mois, douze heures.

De 0 à 6 mois : Vous répondez au besoin de votre enfant rapidement.

De 6 à 12 mois : Généralement, vous n’avez plus à donner un boire la nuit. Alors s’il est propre et en bonne santé, vous attendez qu’il se rendorme seul. Si ce n’est pas le cas, allez le voir et rassurez-le avec une voix douce et ferme, et ce, sans le prendre dans vos bras pour ne pas renforcer ce comportement. Espacez vos visites jusqu’à ce que votre enfant tombe dans le sommeil à nouveau.

De 12 à 18 mois : À cet âge, les réveils la nuit sont souvent reliés à un évènement ponctuel comme l’arrivée d’un nouveau bébé, un déménagement, une séparation, un décès, etc. Ces moments exigent plus de doigté et de patience. Si votre enfant va bien, ne vous précipitez pas dans sa chambre afin de lui laisser une chance de se rendormir par lui-même.

2 ans et + : À cet âge, les enfants dorment habituellement dans un grand lit. Ils tentent alors de développer leur autonomie et leur affirmation de soi en se levant. Dans le cas où cela se produirait, d’un ton doux, mais ferme, ramenez votre enfant dans son lit chaque fois qu’il se relève.

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Vers l’âge de six mois, l’enfant qui dort uniquement s’il sent du mouvement comme lors d’une promenade en poussette ou en voiture doit pouvoir s’endormir dans son lit. Pour y arriver, vous devrez vous armer de courage et vous préparer à faire face à sa frustration. Prévoyez environ deux semaines pour intégrer cet apprentissage. Durant cette période, vous devrez rester le plus possible à la maison. À vous de choisir la méthode qui vous convient parmi celles que nous proposons comme le 5-10-15 ou les autres méthodes citées précédemment.

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Vers l’âge de six ou sept mois, la sieste de fin de journée disparaît d’elle-même. L’enfant ne ressent plus le besoin de ce moment de récupération. Progressivement, le temps de la sieste augmentera, et l’enfant présentera des signes de fatigue plus tard en soirée.

Vers un an, la sieste en matinée n’a plus vraiment sa raison d’être. On peut devancer celle de l’après-midi. La durée demeure variable selon l’enfant et le milieu de vie. Vers trois à cinq ans, certains ont moins besoin de siestes.

Le changement d’heure de sieste n’a aucun impact sur l’heure du lever matinal.

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Vers l’âge de quatre ou six mois, les boires de nuit ne sont plus nécessaires parce que votre bébé a acquis une maturation neurologique qui le rend capable de dormir plusieurs heures sans manger. Il arrive aussi qu’il absorbe plus d’aliments solides durant la journée. Selon les spécialistes, cet apport comble son besoin énergétique et calorique. Vous pouvez consulter votre médecin et vérifier avec lui si, d’après la courbe de croissance et l’état de santé général de votre enfant, vous pouvez éliminer un boire. Si c’est le cas, baissez graduellement la quantité de lait du biberon. Si vous allaitez, diminuez progressivement le temps qui y est consacré. Dans tous les cas, évitez qu’il s’endorme au sein ou au biberon. Trouvez un objet de transition comme un toutou ou une doudou pour le réconforter.

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« Il s’endort dans mes bras, mais dès que je le dépose, il se réveille. » C’est une phrase souvent prononcée par les parents. Pour que votre enfant s’endorme seul, la routine du soir doit toujours rester constante pour lui permettre de savoir que l’heure du dodo approche. Idéalement, ce rituel doit avoir lieu dans sa chambre et dans le calme afin qu’il apprivoise ce lieu. Soyez à l’écoute des signes de fatigue de votre enfant et déposez-le dans son lit avant qu’il ne soit complètement endormi. S’il se réveille la nuit, il reconnaîtra le lieu où vous l’avez couché.

« Mon petit ne s’endort jamais seul la nuit, pourtant, à la garderie il y réussit facilement lors de la sieste. » C’est une bonne nouvelle. Votre enfant développera aussi cette compétence pour le sommeil de nuit. À moins d’un problème de santé, s’il mange suffisamment le jour pour répondre à ses besoins nutritionnels et caloriques, c’est préférable de faire cesser cette habitude.

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Pour se rendormir par lui-même, votre enfant doit pouvoir « s’endormir » seul le soir, quand il se couche. Une prémisse à considérer et à ne pas oublier, pour mieux se rendormir la nuit, l’enfant en très bas âge doit se retrouver dans le même environnement dans lequel il s’est endormi. Donc, si votre enfant s’endort dans vos bras, et que par la suite, vous le mettez dans son lit, s’il se réveille, il vous cherche. Les études montrent un lien significatif entre ces deux situations.

Plus tard dans sa vie, votre enfant rencontrera d’autres défis qui pourront modifier ses habitudes de sommeil par exemple : maladie, changement de chambre ou de lit, arrivée d’un nouveau bébé, séparation, etc.

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Vous pouvez déposer plusieurs tétines dans son lit, mais si votre enfant ne les trouve pas, il se mettra à pleurer. Vous n’aurez d’autres choix que de vous lever pour lui en donner une. Un conseil : ayez à portée de main des tétines sur une commode et éviter ainsi une recherche à même le plancher en pleine nuit ! Rassurez-vous, c’est temporaire. Bientôt, il arrivera à retrouver sa tétine par lui-même.

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La transition a souvent lieu vers l’âge de deux ans environ ou lorsque l’enfant se met en danger en voulant sortir par lui-même de son lit de bébé ou parfois lorsque la famille s’agrandit. Conservez la même routine : bain, collation, brossage de dents, histoire, pipi, câlin, dodo. Habituellement, le changement s’effectue bien ; l’enfant se sent fier de son nouveau statut.

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Certains enfants ont moins besoin de temps de sommeil. Si leur courbe de croissance évolue normalement et qu’aucune condition médicale particulière ne les affecte, vous n’avez pas à vous inquiéter. Chacun son propre rythme ! On peut trouver des chartes de durées moyennes de sommeil par jour, mais ce ne sont que des indicateurs généraux auxquels votre enfant ne correspondra pas nécessairement. Bien connaître les signes de fatigue de votre enfant permet de respecter son horloge biologique et de mettre en place son horaire de siestes et de coucher.

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Les effets d’une maladie comme un rhume ou une otite (fièvre, toux, congestions, etc.) peuvent troubler le sommeil. Il peut se réveiller plusieurs fois. Si ses parents s’occupent de lui, le réconfortent, dorment avec lui ou encore l’amènent dans leur lit, alors ses habitudes de sommeil sont perturbées. Une fois guéri, il voudra continuer d’obtenir l’attention de ses parents pour s’endormir. Vous devrez alors appliquer à nouveau la méthode de votre choix afin de le sevrer de votre présence la nuit.

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Vous souhaitez apprendre à votre bébé à s’endormir par lui-même. Avant toute chose, expliquez à votre aîné votre approche et les répercussions possibles sur son sommeil. Si les pleurs du petit réveillent le grand, ce dernier pourra exceptionnellement passer quelques nuits dans la chambre de ses parents, le temps que la situation se stabilise. Une fois les choses rétablies, l’aîné réintégrera tout simplement sa chambre.

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Vous devez avant tout vérifier la raison de ce comportement. S’il s’agit uniquement d’une mauvaise habitude, ramenez-le dans sa chambre gentiment, mais avec fermeté en répétant toujours le même message : « C’est la nuit, c’est le temps de faire dodo dans ton lit. » Il doit comprendre qu’il ne gagnera rien à se lever ainsi la nuit. Ne cédez pas à la tentation de le laisser dormir auprès de vous. Vous lui ouvrez la porte à s’essayer à nouveau.

Si votre enfant vient vous voir parce qu’il a peur, vous pouvez faire appel à son imaginaire (baguette magique, une épée de chevalier ou un vaporisateur anti-peur), afin de lui redonner du pouvoir sur la peur.

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Vous pouvez accrocher une clochette ou un grelot à la poignée de porte ou à tout autre endroit stratégique afin que vous puissiez entendre le bruit si votre enfant sort de sa chambre. S’il est assez vieux pour comprendre, expliquez-lui les enjeux de sécurité liés à son comportement.

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Vers l’âge de trois à six ans, les enfants avec une vie imaginaire active peuvent développer des terreurs nocturnes au moment du coucher. Pour résoudre ce problème, vous pouvez lui donner le pouvoir d’affronter ses peurs à l’aide justement à son imagination fertile. Par exemple, proposez-lui un vaporisateur d’eau colorée magique qui repousse les monstres et qu’il peut utiliser en cas de besoin ou encore, une épée en styromousse pour combattre les méchants de la nuit. Généralement, ces outils obtiennent de bons résultats. Si la situation persiste, restez présent dans sa chambre pour de courtes périodes pour le rassurer, puis espacer les visites progressivement. Si les peurs s’aggravent, vous pouvez consulter un professionnel.

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Le cauchemar est un mauvais rêve qui cause une grande frayeur. Votre enfant se réveille par lui-même, effrayé, et il vous raconte son rêve. Il peut aussi ne pas désirer se recoucher de peur de revivre son cauchemar. Vous pouvez l’aider à contrôler sa peur en misant sur son imaginaire. Si, durant le jour, votre enfant vous confie à nouveau son cauchemar, cherchez à dédramatiser la situation avec lui et amenez-le ainsi à se sentir moins craintif. S’il n’en fait pas mention, laissez tomber le sujet.

Lors d’une terreur nocturne, votre enfant est endormi, mais il peut bouger, parler ou crier et il peut même avoir les yeux ouverts et le regard vide. Si vous vous adressez à lui, il peut ne pas vous répondre, ou il le fera faire de façon incohérente. Le lendemain, votre enfant n’a aucun souvenir de l’évènement. L’épisode peut être bref ou durer jusqu’à 30 minutes. Restez dans la chambre pour une présence rassurante et sécurisez l’espace, puisqu’il n’a pas conscience de ce qui se passe.

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Le sommeil du tout-petit est biologiquement fragmenté, celui des parents l’est aussi. Pour vous aider au cours de ces périodes, accordez-vous de courtes siestes (de 15 à 20 minutes) pour vous ré-énergiser ou de plus longues (environ 90 minutes) pour récupérer. Si la durée de votre sieste se trouve entre ces deux balises, vous serez désorientés au réveil en raison de votre cycle de sommeil interrompu.

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RÉFÉRENCES :

LANGEVIN, BRIGITTE. Comment aider mon enfant à mieux dormir ?, éditions De Mortagne.

MARTELLO, ÉVELYNE. Enfin je dors et mes parents aussi, Édition du CHU Sainte-Justine

PENNESTRI Marie-Hélène, psychologue Ph. D. et chercheure, Marie Dumont, psychologue Ph. D. et chercheure, Julie Carier, psychologue Ph. D. et chercheure, De la berceuse à la berçante, conférence mai 2018

 

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Les obstacles au sommeil, Nathalie Vallerand, octobre 2016

Dormir pour grandir, Nathalie Vallerand, octobre 2016

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Le sommeil : l’enfant qui se réveille la nuit, équipe Naître et Grandir, juillet 2017

Sommeil : efficace le controversé 5-10-15 ?, Kathleen Couillard, juin 2016

 

La Presse + : Le sommeil : et les parents, eux ?, mars 2016

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