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La coparentalité 

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Il y a autant de possibilités que de familles. Au besoin, n'hésitez pas à discuter avec des professionnels qui pourront vous accompagner dans vos choix. Rappellez-vous que rien n'est obligatoirement éternel, vous pouvez explorer les possibilités et prendre le temps d'évaluer les besoins de chacuns.

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L'aliénation parentale est l’ensemble des actions posées par un parent pour influencer son enfant afin qu'il rejette l’autre parent et l’exclut de sa vie. Si on suspecte de l'aliénation parentale, il faut avant tout s’assurer de bien identifier les comportements caractéristiques de ce genre de situation et reconnus comme critères selon la loi et énumérés ci-dessous :

  • Parler contre l’autre parent à l’enfant ou devant ce dernier ;
  • Limiter, entraver ou défendre les contacts en personne entre l’autre parent et l’enfant ;
  • Limiter, empêcher ou défendre les contacts téléphoniques/virtuels entre l’autre parent et l’enfant ;
  • Limiter ou défendre les contacts symboliques entre l’autre parent et l’enfant (photos, objets significatifs, dessins, lettres, etc.) ;
  • Interférer dans l’information fournie à l’autre parent au sujet de l’enfant ;
  • Manipuler émotionnellement.

 

De plus, si vous soupçonnez que votre enfant est victime d’aliénation parentale, voici quelques comportements à surveiller :

  • Votre enfant vous dénigre et pour expliquer sa position :
    • Il donne des raisons absurdes et frivoles ;
    • Il le fait avec un manque total d'ambivalence ;
    • Il prétend que personne ne l’a influencé, c'est le phénomène du « penseur indépendant » ;
  • Il se présente comme le soutien, le « champion » du parent aliénant ;
  • Il n’a aucune culpabilité face à l'exploitation ou à votre « mise à mort » psychologique ;
  • Il emprunte des propos et des scénarios copiés auprès d’adultes ;
  • Son animosité s'étend sur l'ensemble de votre monde : famille élargie, nationalité, filiation, etc.
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Il n'y a pas de technique ou de truc miracle. Ce seront les attitudes adoptées par les parents, l’évolution dans le développement de l’enfant et sa maturité qui conduiront à une probable réconciliation. Par exemple :

  • L’enfant qui retourne, par ordonnance de la cour, chez le parent rejeté peut découvrir par sa propre expérience que celui-ci n'est pas une mauvaise personne ;
  • L’aide d'un adulte, avec qui il se sent en sécurité, peut amener l’enfant à revoir sa pensée ;
  • L’enfant observe des comportements du parent aliénant qui lui font perdre confiance en lui et en son discours ;
  • L'enfant peut, à l’aide d’une thérapie, développer une perception plus juste de la réalité et de son histoire personnelle ;
  • L’enfant prend de la maturité, ce qui lui permet de peser le pour et le contre de sa situation.

 

Entre temps, vous pouvez prendre en note les dates et les événements, conserver les messages textes, les courriels, les échanges avec le coparent ainsi que l’enfant pour éventuellement constituer une preuve devant un tribunal.

Si votre enfant se confie, il faut savoir l’écouter et accueillir ses réflexions sans jugement. À l’adolescence, vous pouvez l’inviter à réfléchir aux propos émis par son parent pour se faire sa propre opinion. L’idée n’est pas d’en discuter ensemble et ainsi induire un conflit de loyauté encore plus important, mais simplement de lui permettre de développer son esprit critique. Ne pas croire de façon inconditionnelle l’information reçue est un atout dans la vie en général.

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La première attitude à adopter est la prudence : évitez de tenir pour acquis ce que vous rapporte votre enfant. Il peut avoir mal compris ou interprété hors contexte certains propos. Votre enfant peut aussi exagérer certains événements dans le but d’être consolé ou de ne pas retourner chez l'autre parent. Si l’un des parents a la conviction que l'autre est inadéquat, il peut croire tout ce que l'enfant raconte. L'absence d'une bonne communication entre les parents est une porte ouverte aux malentendus et aux incompréhensions de toutes sortes.

Le remède : la clarté des communications centrées sur votre enfant. « Dans la communication, l'important ce n'est pas seulement ce qui est dit, c'est aussi ce qui est compris. » (Harry Timmermans)

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(Habillement, alimentation, temps d’écran, hygiène, etc.) 

À moins que la sécurité ou la santé de l’enfant soit compromise, la meilleure conduite est d'accepter le fait que nous n’avons pas de contrôle sur ce qui se passe dans l'autre maison et que les façons d’agir et les règles sont différentes chez chacun. Ça peut être difficile à vivre. Il ne faut jamais oublier que les enfants ne nous donnent pas toujours toute l’information et que nos observations sont partielles et qu’elles ne tiennent peut-être pas en compte le contexte global d’une situation ou d’un événement. Meilleure est la communication entre vous, le moins de place est laissée aux interprétations sur les compétences parentales de chacun.

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Comme mentionné plus tôt, il faut accepter le fait que nous n’avons aucun pouvoir sur ce qui se produit à l’extérieur de notre foyer. Quand un parent essaie de tout contrôler, il s'ingère dans la vie de l’autre et lui signifie son manque de confiance. Vouloir modifier le comportement de ce parent risque de dégénérer en conflit. Il faut donc avoir beaucoup de maturité. L'idéal, c’est de communiquer par écrit, de manière brève et sans jugement, pour faire comprendre que tout va bien et si nécessaire de répéter le message de façon identique chaque fois.

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Dois-je absolument avoir son accord ?

Les professionnels doivent avoir l’autorisation des deux parents pour que votre enfant bénéficie de suivis spécialisés. Si vous considérez que votre enfant a besoin de suivis particuliers, il est important d’appuyer votre décision sur des symptômes et des faits vérifiables ou sur des avis de professionnels : professeurs, éducatrices, médecin, etc. Si tous s’entendent sur un diagnostic, mais que l’autre parent refuse de collaborer, vous pouvez tenter une démarche en médiation. Sinon, il vous faudra faire appel au tribunal.

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(violence, consommation, criminalité, etc.)

Quand un des parents considère que la sécurité de son enfant n’est pas assurée compte tenu de son âge, il est conseillé de noter les faits et la date de tout événement significatif. Si c’est possible, tentez avec l’autre parent de trouver la meilleure solution pour l’intérêt de votre enfant. On peut aussi demander à une personne de confiance d’intervenir auprès du coparent (ex. grands-parents, oncle, ami de la famille) afin de résoudre le problème. On peut également envisager le recours aux services d’un médiateur, si nécessaire. Si la situation persiste, vous pouvez consulter un avocat pour évaluer la pertinence d’une révision des modalités de garde. En cas d’urgence ou d’un danger immédiat, vous pouvez contacter la police afin de protéger votre enfant.

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La communication entre adultes devrait idéalement être respectueuse et cordiale. Elle doit être centrée sur le présent et l’avenir et avoir comme objectif le bien-être de votre enfant. Si la colère, l’animosité ou la vengeance persistent dans vos échanges, c’est que vous n’avez peut-être pas résolu le conflit qui relève de votre relation de couple. Par contre, il est normal que les valeurs que vous inculquez à votre enfant, en ce qui concerne l’éducation, puissent différer d’un parent à l’autre. Si les interactions verbales sont difficiles et agressives, il vaut mieux échanger par écrit, en utilisant un cahier de bord, des courriels, etc. Vous devrez impérativement choisir vos batailles et vous centrer sur ce qui est le mieux pour votre enfant. Le recours à la médiation ou à la consultation auprès d’un professionnel demeure toujours des avenues possibles.

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Il faut d'abord éviter de reporter sur l’enfant la colère qu'on ressent envers l’autre, puisqu’il lui est déjà assez pénible de jouer l’intermédiaire. Il est important de lui répéter chaque fois que ce n’est pas son problème, mais celui des parents et que vous allez régler cette question entre adultes. Avec le temps, cette phrase à des chances d’avoir des effets positifs sur l’enfant. De plus, il vaut mieux ne pas réagir devant celui-ci, que ce soit physiquement ou verbalement, ou utiliser le jeune comme confident. Par la suite, vous pouvez demander au coparent d’éviter ce genre de transmission de message. Demandez-lui de s’adresser directement à vous pour tout ce qui concerne l’aspect parental.

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Pour protéger leurs enfants, les parents doivent établir ensemble une ligne de conduite ou, si nécessaire, recourir à un médiateur. Dans une situation où la relation est tendue ou conflictuelle, il est essentiel de réduire le plus possible les contacts. En connaissant à l'avance les occasions spéciales (spectacle de fin d'année, remise de diplôme, etc.) où ils devront être en présence l’un de l’autre, ils peuvent se préparer et se comporter de manière cordiale. Ils doivent aussi décider du mode de communication optimal pour eux (courriels, journal de bord, etc.) dans lesquels ils éviteront tout sujet personnel ou émotif. Il n’y a pas de recette magique, les parents doivent se rappeler que l’objectif de leurs échanges est le bien-être et les intérêts de leur enfant, et non la poursuite de leurs différends.

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La meilleure façon de soutenir votre enfant est de minimiser, dans la mesure du possible, le degré et la durée des hostilités entre parents. Il faut idéalement éviter que l’enfant soit témoin ou soit pris à parti dans les conflits entre adultes. Rester son papa et sa maman est une priorité.

Malgré le stress intense que vous vivez lors de la séparation, il est important de maintenir votre rôle parental et d’offrir à l’enfant la chaleur et le cadre rassurant qu’il connaît (routine, règles, discipline). Pour le réconforter, répétez-lui que vous l’aimerez toujours et démontrez-le par vos gestes. Préservez la qualité de la relation que vous avez avec votre enfant en étant à l’écoute de ses besoins et en l’incitant à verbaliser ce qu’il ressent et pense de cette nouvelle vie. C’est vous qui le connaissez le mieux et qui pouvez reconnaître des changements dans son comportement qui pourraient vous indiquer qu’il ne va pas bien. Auquel cas, vous pouvez en discuter avec lui de manière adaptée à son âge et ensuite essayer de trouver des solutions concrète et accessible pour qu’il se sente mieux.

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Le passage d’une relation de couple à une relation de coparentalité ne se fait pas du jour au lendemain. Donnez-vous du temps pour vous détacher de votre ancien conjoint. Discutez avec lui ou elle, seulement sur ce qui concerne votre enfant : évitez d’échanger sur des sujets personnels à moins qu’ils aient un lien avec votre rôle parental. Si vous devez vous voir, faites-le dans un lieu neutre (un café), et préparez vos points à discuter par écrit. Ayez une attitude respectueuse envers l’autre et tentez d’avoir une conversation positive et sans blâme, en utilisant le JE, et en reformulant les propos au besoin. Gardez en tête que vous êtes là pour les besoins de vos enfants. Si la communication s’avère difficile, les courriels peuvent être une solution.

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C'est une situation réellement complexe à gérer pour chacun. Il faut d'abord tenter de présenter son propre point de vue au parent inflexible. En se basant uniquement sur des faits, sans émettre de jugement, sans énoncer vos perceptions ou impressions. Si cela ne fonctionne pas, il vaut mieux mettre sa frustration de côté, pour éviter une escalade du conflit. Rappelez-vous que le bien-être de l'enfant prime. Si l'autre refuse de collaborer ou de se rendre disponible, vous devrez peut-être chercher une aide spécialisée extérieure ou prendre vous-même plus de responsabilités et une plus grande charge, si les besoins de l'enfant l'exigent.

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