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Le changement : agréable pour les uns, pénible pour les autres 

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Karl a eu quatre ans récemment. À son retour à la garderie après les vacances des fêtes, il a été « promu » dans le groupe des grands, ce qu’il n’apprécie pas du tout... Les scènes de protestation se succèdent depuis.

Ariane, elle, a bien commencé sa 5e année scolaire. Très motivée, intéressée à tout. Mais en cours d’année, son enseignante prend un congé de maternité. Pleurs, récriminations, l’enthousiasme d’Ariane a disparu.

La majorité des enfants réagissent plutôt bien à l’inédit. Plusieurs s’en réjouissent même. Toutefois, certains s’attachent profondément à certaines personnes ou à leur milieu comme le démontrent les exemples ci-dessus. L’adaptation à la nouveauté devient alors difficile.

Comment les aider lorsqu’ils se sentent malheureux en raison de changement de situation ?

De manière générale, attendez avant de vanter les avantages des changements survenus. Lorsque submergés d’émotions, les jeunes se trouvent incapables de tenir compte de tels points de vue. 

Prévoyez une période de transition avec l’enfant pour faciliter l’acclimatation aux circonstances ou au nouvel environnement. Asseyez-vous près de lui, entourez-le. Traduisez en mots simples ce qu’il peut ressentir, par exemple : « Tu as beaucoup de peine d’avoir perdu une personne que tu aimais beaucoup... Tu aurais voulu qu’elle soit là tout le temps... » Prenez une pause entre chaque phrase afin qu’il absorbe votre message.

Si l’enfant est capable de vous communiquer sa tristesse, écoutez-le sans le raisonner tant qu’il le faudra. Permettez-lui de pleurer en demeurant réconfortant.

S’il se sent compris, votre jeune devrait bientôt retrouver le sourire et apprécier les aspects positifs de sa nouvelle situation.

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