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Santé mentale et parentalité 

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Un Canadien sur cinq sera atteint au cours de sa vie d’un trouble de santé mentale.[1] Quoique cette réalité touche de nombreux parents, les tabous à ce sujet demeurent trop présents. Ceux éprouvés par ces problèmes de santé ressentent fréquemment un sentiment de honte et l’impression de ne pas être à la hauteur en tant que parent.

Remplir son rôle de parent lorsque la maladie mentale nous touche

D’abord, rappelez-vous que ce qui vous arrive n’est aucunement votre faute. La plupart des troubles peuvent être bien traités et il est tout à fait envisageable d’avoir une vie familiale et d’être un bon parent tout en souffrant de problèmes de santé mentale. Pour espérer pouvoir prendre soin de ses enfants, vous devez avant tout prendre soin de vous. Si vous éprouvez des difficultés sur le plan psychologique, la première étape devrait toujours être d’en parler et de chercher l’aide requise.

Comment s’en sortir ?

Parfois, il est possible de faire face à certaines limites, temporairement ou de façon plus permanente. Les reconnaître est important. N’hésitez pas à discuter de la question. Exprimez à vos proches, prêts à vous soutenir, quels sont vos besoins. Par exemple, dans le cas d’un trouble d’anxiété, vous pourriez prévenir votre entourage que lorsque vous sentez qu’une crise est sur le point de survenir, vous vous retirerez pour un moment. Ou encore, si vous souffrez d’un trouble de l’humeur, il se peut que vous nécessitiez plus de sommeil, et que vous ayez à demander à une personne de prendre soin de vos enfants afin de récupérer.

Que dire à vos enfants ?

Trouver les bons mots pour aborder la maladie mentale avec les enfants est souvent délicat, mais la franchise est généralement la meilleure chose à faire. La plupart du temps, il vaut mieux ne pas tenter de camoufler vos difficultés, mais plutôt d’en discuter avec eux en utilisant un langage simple, rassurant, adapté à leur âge et à leur niveau de compréhension. Ainsi, ce sera plus facile pour eux de saisir pourquoi vous avez parfois besoin de plus de repos, qu’à certains moments, vous pleurez sans raison apparente, etc. Mettre des mots sur ce qui se passe aidera les enfants. Aussi, rappelez-leur que vous les aimez tout autant et que ce qui arrive n’a rien à voir avec eux. Lorsque vous vous en sentez capable, prenez le temps de partager des moments agréables avec eux, par exemple en proposant une activité de dessin ou encore une promenade en nature. Accepter d’être soutenu et reconnaître ses limites est difficile, mais primordial. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls.



[1] https://fondationdouglas.qc.ca/la-sante-mentale/ consulté le 7 juin 2021

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